Décorrélés des fluctuations boursières, les titres non cotés sont des supports d’investissement intéressants lorsque l’économie est perturbée. Cela participe certainement à expliquer les performances du private equity en 2020, qui sont restées très bonnes malgré la crise liée au coronavirus. Quelle est la tendance en 2021? Voici notre étude suite à la parution des chiffres de la Banque de France sur l’épargne des ménages* au 1er trimestre, accompagnée de l’analyse de Clément Francomme, CEO d’Utocat.
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nous bouleversons le secteur du non coté.
Il parait que c'est compliqué de faire simple... Nous, on le fait !
Au 1er trimestre 2021, le volume d’investissement net des ménages* dans les titres non cotés a atteint
5,1 milliards d’euros. Ce chiffre marquait une remontée suite à un 4e trimestre 2020 en berne, au cours duquel les flux n’ont pas dépassé les 2,2 milliards d’euros. Un
fort ralentissement des volumes d’investissement s’est en effet produit sur les trois derniers mois de l’année passée (T4 2020), alors que les flux s’élevaient respectivement à 3,7 et 5,4 milliards d’euros pour les 2e et 3e trimestres 2020.
De manière plus globale, nous remarquons une baisse importante en comparaison annuelle
entre les périodes T4 2019/T1 2020 et T4 2020/T1 2021. Si nous mettons en parallèle les flux sur les quatrièmes trimestres 2019 et 2020 d’une part, et sur les premiers trimestres 2020 et 2021 d’autre part, nous observons
des chutes de 37,1 % entre les T4 et de 30,1 % entre les T1.
Il faut remonter encore une année en arrière, au 4e trimestre 2018, pour trouver un niveau de flux dans le non coté similaire à celui du 4e trimestre 2020 (2,9 Mds d’€). Au trimestre suivant (T1 2019), les investissements nets ont plafonné à 12,2 milliards d’euros, soit un chiffre bien supérieur à celui du 1er trimestre 2021. En réalité, le
1er trimestre 2019 aura été particulièrement exceptionnel, et il manque un 1er trimestre du même acabit pour que 2021 puisse se hisser au niveau des autres années.
Concernant l’encours trimestriel des supports non cotés, il s’est établi à 1 102,1 milliards d’euros pour le 1er trimestre 2021. Alors que les flux d’investissement ont diminué de 30,1 % entre les 1ers trimestres 2020 et 2021, l’encours dans le non coté a tout de même connu une progression de 14,6 % sur la même période. Entre les 1ers trimestres 2019 et 2020, cette valeur avait baissé de 7,2 %.
Comment expliquez-vous la baisse des flux d’investissement dans le non coté fin 2020, début 2021 ?
« La forte baisse s’explique principalement par l’absence de trimestre exceptionnel en fin 2020 début 2021. D’après mes analyses, c’est l’effet de la BCE qui manque sur cette période, l’effet précédent ne s’applique plus désormais. »
Pouvez-vous nous donner vos pronostics concernant l’évolution des flux d’investissement dans le non coté ?
« Les prochains flux devraient arriver dans les années à venir, à l’occasion des prochaines ventes de parts d’entreprises. Ce phénomène devrait se répartir sur les 10 prochaines années, car en non coté, nous savons quand nous rentrons, mais nous ne savons pas quand nous sortons. Bien que la BCE inonde toujours les marchés financiers, les flux en non coté baissent, cela est dû aux actifs boursiers qui trouvent désormais comment absorber en priorité l’effet de la BCE. Il y a fort à parier que les phénomènes de concentration, rachats vont venir tirer les prix des actifs non cotés à la hausse dans les années à venir, tant que l’effet de la BCE dure sur les marchés financiers.
Je parie sur le réinvestissement en majorité en private equity des sorties private equity par rachat. Le marché du non coté devrait donc continuer à garder une belle volumétrie dans les années à venir. »
Au 4e trimestre 2020, les volumes d’investissement nets dans le non coté constituaient 34 % des investissements nets totaux dans les produits de fonds propres. Au 1er trimestre 2021, ce pourcentage est passé à 43 %.
En ce début d’année 2021, les fonds d’investissement (OPC) ont continué d’enregistrer une décollecte au profit des autres supports d’investissement en fonds propres. Le non coté s’est positionné comme le sujet le plus plébiscité derrière les assurances-vie en unités de compte, et a largement dépassé les actions cotées en Bourse.
Sur le dernier trimestre 2020 et le premier trimestre 2021, les produits de fonds propres représentaient, respectivement, 17 % et 28 % des principaux placements financiers en termes de volumes d’investissement nets.
Ces proportions atteignent 32 % et 49 %
si nous retirons les placements en numéraire et les dépôts à vue du calcul, en considérant qu’il ne s’agit pas d’investissements à proprement parler.
La conclusion de Clément Francomme :
« Les données de la Banque de France confirment l’attrait des épargnants et des investisseurs particuliers pour le private equity. En ce début d’année 2021, le non coté s’est imposé comme un grand favori dans les investissements des ménages, aux côtés de l’assurance-vie et de ses supports en unités de compte. »
*ménages (particuliers et entrepreneurs individuels) + institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM)
**nette des prestations
***essentiellement fonds non-résidents et fonds immobiliers
Source des données : Banque de France
Vous souhaitez découvrir le rapport complet de la Banque de France sur
"l'Épargne et Patrimoine financier des ménages"
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