Conçue en 2008 pour héberger les transactions électroniques du Bitcoin, la Blockchain a depuis réalisé un sacré bout de chemin. Durant ces trois dernières années quasi tous les secteurs du marché y ont vu l’opportunité d’y traiter d’autres types de transactions (fichiers, droits d’auteurs, contrats, etc.). Ils revoient par la même occasion les interactions avec les différents intermédiaires, chargés habituellement de s’en assurer.
Arcade City , concurrent direct d’Uber, a par exemple transposé les transactions entre conducteurs et passagers dans la Blockchain. Affranchis des 20% de commission facturés par Uber, les chauffeurs acceptent d’adopter la devise de la startup américaine à savoir proposer aux passagers de payer le prix qu’ils estiment juste.
La Blockchain favorise ainsi l’émergence de nouveaux acteurs sur des marchés parfois vieillissants. Elle les libère des intermédiaires et permet à de jeunes entrepreneurs d’offrir à moindre coût des services innovants. Mais tout le monde ne perçoit pas le potentiel de la technologie au même niveau.
Tout le monde ne perçoit pas le potentiel de la technologie blockchain au même niveau
Ni pour, ni contre la blockchain, bien au contraire !
Les plus grands détracteurs soulèvent un nombre d’applications concrètes bien trop faible pour justifier un tel enthousiasme et surtout parler de révolution. « Après 10 ans d’existence, aucun grand acteur ne peut en effet se targuer de l’avoir adopté à 100% » peut-on lire. Dans le cadre d’un système de paiement, par exemple, Visa peut gérer 7 000 transactions par seconde, la où le réseau bitcoin en gère 7.
Des travaux de recherche basés sur l’utilisation de canaux de paiement entre individus baptisés, « L ightning network », sont en cours. Ils permettraient de désengorger le volume de transaction géré par la blockchain Bitcoin. N’oublions pas que le World wide web créé en 1992, aura mis 10 bonnes années pour être présent comme il l’est aujourd’hui. Il a démarré sur le marché avec des modems dotés d’une bande passante de … 14,4 « kilos » octets, plus de 1.000 à 10.000 fois moins rapide qu’aujourd’hui.
Autre inquiétude, la blockchain permettrait de ne plus dépendre d’une organisation supérieure telle qu’un gouvernement. Un inconvénient si l’on considère la sécurité conférée par cette autorité en termes de contrôle. Reste que la blockchain n’a pas vocation à remplacer le rôle des intermédiaires légaux. Elle permet de se passer d’organisations supérieure pour tout ce qui nécessite le transfert de données ne requérant pas d’interactions humaines. Elle évite ainsi le monopole et les frais qui lui sont assortis si le réseau peut s’en charger de manière plus sécuritaire et immédiate.
Concernant la traçabilité, la blockchain marquerait un changement notoire car ce qui y est inscrit ne peut être modifié et est valable pour l’éternité ! Et, dans cette configuration, ce n’est plus une seule autorité qui a le contrôle mais l’ensemble des personnes qui participent au réseau.
Des opportunités en exploitation et en grands nombre à ce jour.
Smart contracts , paiements entre particuliers, horodatage, stockage en ligne hyper sécurisé et décentralisé, micropaiements, transferts d’argents ou d’actifs, la blockchain représente un lot d’opportunités phénoménale, source de démocratisation de beaucoup de services et de confiance partagée.
Elle permettrait de faire travailler des inconnus entre eux et de faire également collaborer des acteurs qui ne se parlent pas habituellement. Côté transfert d’argent, le marché international connaît un problème important avec des commissions pouvant aller jusqu’à 10% de la somme prélevée par les plateformes de change.
La blockchain peut répondre à ce problème avec des frais de fonctionnement beaucoup moins important (quelques centimes) et un temps de traitement raccourci de par la désintermédiation. Quant aux transferts d’actifs, les jetons (tokens) émis par la blockchain peuvent recevoir une métadonnée contenant des titres financiers comme des actions. Ce système fluidifie et simplifie le marché financier notamment en garantissant la possession d’un titre par le biais de la preuve numérique. Le gouvernement s’est d’ailleurs récemment intéressé à cette question au travers d’un consultation initiée en décembre dernier dans le cadre de la loi Sapin 2.
Les possibilités de la Blockchain n’en sont encore qu’à leurs début mais elle incarne aujourd’hui un potentiel collectif.
La participation commune à un modèle public permet à la technologie de bénéficier du meilleur et des plus larges connaissances actuelles. Ses capacités sont enrichies de jour en jour et progressent plus rapidement que les initiatives d’internet à ses débuts.
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