Nous avons tous notre propre acceptation du risque, mais comment un investisseur le définit-il réellement ? Investir consiste à se risquer à différents éléments :
Accepter le risque est un danger potentiel, par conséquent il vous faudra juger si la balance bénéfice risque vaut le coup.
La notion de risque fonctionne généralement avec celle de rentabilité. En effet, d’une manière générale, plus le risque est élevé, plus la rentabilité espérée est élevée. C’est pourquoi nous parlons du couple ou relation rentabilité-risque. Notez bien que les investissements rentables et sans danger n’existent pas !
Certains placements, comme le livret A ou les fonds en euros classiques pour les contrats d’assurance-vie, sont sécurisés grâce à un capital garanti. Dans ces cas, le capital est garanti, mais le taux de rémunération reste relativement faible.
En revanche, tous les placements non garantis comportent un risque. Il est donc essentiel de déterminer votre capacité de risque et donc de perte. Afin d’être en adéquation avec votre profil investisseur, vous devrez réaliser des calculs pour maîtriser vos placements.
Comme nous avons tous une capacité d’épargne différente, notre prise de risque varie également. En effet, la tolérance au risque dépend en grande partie des ressources dont nous disposons. Les deux questions fondamentales que vous devez vous poser sont celles-ci :
En effet, si la fluctuation des produits de votre portefeuille vous amène à faire des insomnies, il est ainsi préférable de renoncer à investir dans des produits ayant une part de risque trop importante. Il est donc important de déterminer votre appétence au risque, cela va dépendre de votre capacité à faire abstraction aux fortes variations et à ne pas être influencé par celles-ci.
Si, en tant qu’épargnant, vous disposez d’une somme importante à placer, vous pouvez alors en consacrer une partie à des investissements plus risqués. En revanche, si vous disposez d’une somme plus faible, il est généralement préférable d’opter pour un placement plus sécurisé.
Hormis les ressources financières, l’un des facteurs à prendre en compte est le facteur psychologique : il s’agit de l’aspect émotionnel lié à vos placements. Par exemple, si vous êtes angoissé en pensant à votre portefeuille, il vous est fortement recommandé de ne pas investir, car cela signifie que vous n’acceptez pas la prise de risque.
Le saviez-vous ? Il existe différents types de profil d’investisseur
Il existe 5 types de profil investisseur définit par la directive MIF 2 qui sont : le conservateur, le défensif, le neutre, le dynamique et l’agressif. Voyons ensemble à quoi cela correspond.
Le conservateur : Vous souhaitez protéger vos avoirs (obligations, bon d’état), vous vous sentez bien dans des placements garantis, le rendement attendu de ce genre de placement ne dépasse pas l’inflation, mais vous êtes à 100% protégés contre des marchés baissiers.
Le défensif :
Votre préférence va vers la sécurité et les formules garanties mais vous n’êtes pas contre une petite partie dynamique (obligations, bons d’états, taux 0% ou combinaison avec un maximum de 20%). Le rendement attendu de ce genre de stratégie dépasse légèrement l’inflation et en cas de marchés très mauvais, une légère baisse de votre portefeuille peut apparaître.
Le neutre : Vous cherchez un équilibre entre des rendements à revenu fixe et des marchés plus volatiles (50% en placement garanti et 50% dans des fonds). Un creux momentané est possible. Vous souhaitez voir le portefeuille bien grandir dans des moments boursiers positifs et êtes prêt à accepter quelques pertes en cas de marchés difficiles.
Le dynamique : Vous êtes prêt à prendre des risques, vous visez surtout le rendement à long terme, vous connaissez les marchés financiers. Placez 25% dans des formules à rendement fixe et le reste dans des formules en actions et fonds. Vous visez un haut rendement à long terme mais êtes conscient que le portefeuille peut connaître des années négatives en rendement.
L’agressif : Vous souhaitez obtenir tout le potentiel des marchés financiers. Vous êtes ouvert à la spéculation. Vous êtes prêt à tout investir en actions, fonds ou branches. Vous visez l’optimisation de votre rendement et supportez les périodes de fortes baisses.
Maintenant vous savez qu’il faut tenir compte de votre capacité et de votre disposition à tolérer le risque, mais comment limiter ces risques et quelles stratégies sont préférables ?
Afin de réduire les risques au maximum, plusieurs notions sont importantes en matière de diversification, de fluctuations et de durée. Analysez vos besoins afin de réaliser un placement en adéquation avec votre profil.
La diversification
Il est souvent conseillé de diversifier le patrimoine, afin de limiter les risques. En effet, en plaçant une partie de votre épargne dans des actifs sécurisés et garantis et une autre dans des actifs plus risqués, vous sécurisez une partie, augmentée de petits bénéfices, en cas de perte totale de la somme investie sur un placement risqué.
La fluctuation des actifs
Il est important d’analyser la fluctuation des actifs dans lesquels vous souhaitez investir. Cela vous permettra de mesurer les variations du prix des titres financiers. Comme expliqué précédemment, plus votre action est volatile, plus son cours varie fortement. En règle générale, la variation du cours d’une action est supérieure à celle d’une obligation.
L’horizon d’investissement
La durée d’investissement joue également un rôle important dans le risque. À long terme, le risque diminue car votre investissement est étalé sur des périodes de hausses ou de baisses des marchés. Le choix de la durée de votre investissement dépend alors de vos objectifs.
Classe d'actif | Durée optimale d'investissement |
---|---|
Comptes sur livrets rémunérés | Très court terme |
OPCVM Monétaire | Très court terme |
Warrants, Trackers, Certificat | Court terme : selon la durée de vie du produit |
OPCM Obligatoire | Court terme : 1 à 3 ans |
OPCVM Action | Moyen terme : 3 à 5 ans |
Obligation et Obligation convertibles | Moyen terme / long terme : 6 à 8 ans |
Actions | Long terme : au-delà de 8 ans |
FCPI | Long terme : 8 à 10 ans |
Investissement direct dans le capital de PME | Long terme : 8 à 10 ans |
SCPI | Long terme : 12 à 15 ans |
Immobilier | Long terme : 15 à 20 ans |
Ainsi si vous souhaitez intervenir dans des actions, vous devez vous assurer de ne pas avoir besoin des liquidités que vous y consacrez avant au moins huit ans.
De même, les liquidités déposées sur des comptes sur livret ne devraient l'être que sur des durées courtes dans un objectif de gestion de trésorerie. Dans les faits, l'utilisation de ces comptes sur livrets rémunérés qui fleurissent dans les établissements financiers est détournée. En effet, les épargnants les utilisent comme placement à long terme. Ces actifs financiers ne contribuent donc pas au financement de l'économie et servent à assainir les comptes des établissements financiers.
Attention, il est illusoire de penser qu'un investissement à très court terme peut annoncer une rentabilité maximale. Cette éventualité sous-entendrait que le risque encouru sur cet investissement est majeur et que le capital investi peut être perdu en totalité.
Le moment d’investissement
Investir au bon moment est essentiel. Pour cela, suivre les mouvements est primordial. Lorsque les marchés financiers sont en difficulté, les opportunités sont nombreuses. N’attendez pas que la valeur augmente pour investir, car vous risqueriez alors de perdre une partie de la performance dans ce cas.
Le saviez-vous ? Le terme prime de risque est utilisé lorsque vous réalisez un placement dit risqué.
La prime de risque est un rendement supplémentaire dont l’investisseur peut bénéficier en compensation de son investissement si celui-ci est risqué. L’objectif de cette prime est de permettre aux investisseurs d’investir leur argent sur des actifs risqués, en essayant de minimiser au maximum les pertes potentielles.
Elle correspond à la différence de rendement du titre risqué par rapport à celui d’un actif sans risque. Cette prime s’exprime donc en pourcentage. En théorie, plus le risque pris est important, plus la prime est élevée. Par exemple, si vous êtes intéressé par un placement ayant une rentabilité de 7 %, mais également par un actif plus risqué, mais ayant une rentabilité potentielle de 12 %, la prime de risque correspondant à la différence est de 5 %.
La prime varie en fonction de l’évolution du cours d’un titre ou du taux sans risque. Si le cours de l’action risquée augmente, alors la prime (ou la différence) augmente, et inversement.
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